Architecture Institution Psychothérapie par Antoine Viader

mercredi 15 mai 2013, publié par Michel Balat


Architecture Institution Psychothérapie

« C’est ainsi que les hommes vivent » Louis Aragon.

Ces trois mots, en guise de titre, ne sont pas articulés. Ils le seront, peut-être, chemin faisant, au cours de ce texte. En tout cas, je vais essayer de le faire. D’abord, un souvenir ancien. J’avais six ou sept ans, j’allais à l’école en Espagne. Je connaissais donc l’espagnol, je pouvais le parler, le lire, et l’écrire.

Donc, à cette époque, j’ai lu un livre en espagnol, dont le titre était : « L’histoire des demeures ». En espagnol : « La historia de las viviendas ». En espagnol, il y a plusieurs mots pour désigner les demeures ou les maisons. Il y a donc « las viviendas » mais aussi « las moradas ».

La maison, c’est la « casa ».

Lorsque Heidegger disait que « le langage c’est la demeure de la pensée », je l’avais traduit en espagnol au cours des journées de Reus, il y a longtemps, par : « el lenguaje es la morada del pensar ». On pourrait aussi citer l’Évangile de saint Jean : « il y a plusieurs demeures dans la maison de mon père ».

Je reviens à cet ancien souvenir. Je me rappelle qu’on parlait des cavernes et des « hommes des cavernes », puis les premières habitations fabriquées par les hommes eux-mêmes : chaumières, cahutes, cabanes, et même des maisons sur pilotis.
Sans doute il y avait des chasseurs nomades, et ensuite des cueilleurs, des cultivateurs, des bergers devenus sédentaires, etc.

Mon souvenir s’est arrêté là sur les maisons, sur pilotis. Je les ai retrouvés à Gruissan, près de Narbonne.

Je vais citer Élie Faure dans l’un de ses livres « L’esprit des formes » Tome 2 : Un pas de plus, et nous voici au seuil de la pensée de Baudelaire, où l’apparente antinomie entre l’art et la science est résolue en quelques mots : « L’imagination est la plus scientifique des facultés, parce que, seule, elle comprend l’analogie universelle ».

Élie Faure était un historien de l’art. Il a apporté énormément de connaissances sur l’art et l’Histoire et « l’Histoire de l’Art » (4 volumes) et d’autres ouvrages mais aussi à la culture en général. On pourrait continuer avec quelques citations supplémentaires : « le poète (Baudelaire) n’ignorait pas que le savant c’est le poète, et ce n’est la faute du savant, ni la faute du poète, si nous commençons nous-mêmes à nous en apercevoir- le savant méprise le poète, le poète redoute et respecte le savant. L’un et l’autre les yeux fermés. Celui-là n’est pas loin d’envisager le mystère comme un ensemble de phénomènes réductibles à des rapports mathématiques, ce qui est vrai, peut être, mais prouve qu’il ne le sent pas. Et celui-ci, s’il le croyait, cesserait de le sentir. »

(…)

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