Canet, le 2007/07/02

lundi 10 mars 2008, par Michel Balat


Canet, le 02 07 2007

M. B. : Nous sommes le 2 juillet, il faut que je le dise, le 2 juillet… à force… toutes ces années… 2007. Vous avez des réflexions à faire quand même sur le contenu, justement, non ? Des choses qui vous ont…

G. P. : Moi, c’est un peu par rapport… quand elle parle de la psychanalyse d’enfant, le dernier cas qu’elle nous a présenté, la petite fille de quatre ans et demi, quand, à un moment donné, elle dit… qu’une enfant à quatre ans et demi puisse se représenter la détresse de sa mère, enfin pour moi, ça allait de soi, qu’une enfant à quatre ans et demi ait cette possibilité-là. J’étais étonné qu’elle puisse penser qu’un enfant de quatre ans et demi ne puisse pas se représenter ces choses-là, la douleur d’une mère face à un enfant autiste…

M. B. : Ah ! elle a dit ça comme ça ?!

G. P. : Non, enfin c’est moi qui l’ai entendu comme ça, mais… et par rapport au doudou, c’est pareil, c’est la quête du doudou, quand l’enfant raconte que le doudou a disparu… donc cette interrogation… c’est en abyme là, pour savoir où est passé le doudou…

M. B. : Mais tu pourrais développer un peu…

G. P. : Eh bien, c’est-à-dire qu’à un moment donné… reposer la question à l’enfant, « Mais que devient le doudou ? », parce qu’elle relance, elle, en disant…

M. B. : Reprends parce que tout le monde n’était pas au…

G. P. : Vous ne vous souvenez pas de cet épisode ?

M. B. : Il y en a beaucoup qui s’en souviennent, mais certains n’y étaient pas, donc ils ne peuvent pas se souvenir, c’est impossible.

G. P. : Elle raconte finalement l’histoire d’une petite fille qui était en analyse, cette petite fille est âgée de quatre ans et demi, et au cours d’une séance, la mère est présente, ainsi que Laznik, et à un moment donné cette enfant raconte la douleur… enfin elle joue avec des poupées, non, ce sont des petits chevaux, elle dit « Maman, chevaux et bébé cheval », et elle joue la douleur qu’elle-même… enfin si tu veux, c’est la douleur de la mère, comme si l’enfant prenant conscience que par rapport à son état antérieur, la mère avait souffert terriblement, et elle la remet en scène par le biais des petits chevaux, mais avant, elle évoque le fait que le doudou a disparu, et c’est de catastrophe en catastrophe, c’est : le doudou a perdu des bras, après il a été jeté la poubelle, de la poubelle il est tombé… on a l’impression que c’est dans une HLM, donc il a dégringolé jusqu’à la poubelle centrale…

G. : C’est Laznik qui raconte l’histoire donc…

G. P. : … à chaque fois l’enfant dit… est allé à la poubelle, Laznik dit : « Je vais le récupérer en bas dans la poubelle… non, je n’ai pas pu le récupérer parce que le camion poubelle est arrivé, et donc j’ai été voir dans le camion poubelle, mais non, je n’ai pas pu parce que tout a été incinéré »… c’est toujours de mal en pis, et puis toujours en quête de cet objet-là, quoi, comme si, à un moment donné, il n’y avait pas de possibilité de mettre fin à ça. Et j’ai trouvé ça un peu étonnant, qu’à un moment donné la question ne puisse pas être renvoyée à l’enfant, elle toujours se mettant en place d’enfant, et de partir en quête de ce doudou… elle ajoute catastrophe sur catastrophe, donc voilà.

M. B. : Je ne vois pas bien le problème que ça te pose…

G. P. : Est-ce qu’à un moment donné, elle n’aurait pas pu renvoyer la question à l’enfant : qu’est-ce qu’on peut faire, face à ces choses-là ?

Documents joints

Répondre à cet article


Dans la même rubrique
SPIP 2.0.10 [14698] | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs Jour: 225 (332975)