De Peirce et Freud à Lacan

mercredi 11 mai 2011, publié par Michel Balat


Nous voudrions, au cours de ces quelques pages, présenter et développer quelques éléments de notre thèse portant sur les rapports entre Sémiotique et Psychanalyse.

Psychanalyse et psychologie : le signifiant

Si le socle théorique de la psychanalyse est solidement constitué par l’oeuvre de Freud et de son école, il n’en est pas moins vrai que les développements actuels qui en ont jailli ne sont pas nécessairement dans le droit fil de la pensée freudienne, du moins si l’on en juge par les appréciations que portent les uns sur les autres les différents courants se réclamant de l’oeuvre du maître.

Il nous semble indéniable que le grand apport a la psychanalyse post-freudienne, tant sur le plan de la théorie que de la pratique analytique, a été le fait de Jacques Lacan. Non que nous tenions pour négligeables les élaborations d’auteurs comme M. Klein, D. Winnicott, par exemple, dont les oeuvres sont riches et stimulantes. Mais Lacan a pour lui d’avoir repris dans son articulation d’ensemble le propos freudien, essayant à la fois d’intégrer à celui-ci des éléments significatifs des sciences modernes et de le prolonger en tenant compte des progrès de la clinique (que l’on songe ici, par exemple, à la "transmutation" en "objet petit a" qu’il va faire subir à l’"objet transitionnel" de Winnicott). Nous ne pourrons négliger le fait que ce programme lacanien s’est développé en réaction à la transformation de la psychanalyse en orthopédie du "moi".

P.-S.

Revue européenne de sémiotique, n°0, 25 pages, 1989.

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