L’« invention » de la Psychothérapie Institutionnelle

mardi 2 février 2010, publié par Michel Balat


L’intervention d’Ouria va me permettre de prendre une certaine direction dans le véritable océan que recouvre le thème de ces journées. Le titre que je proposerais serait le suivant : « l’invention de la psychothérapie institutionnelle ». Je tenterai de justifier le choix du terme « invention ».

Cette fois-ci, il m’a été particulièrement difficile de préparer quelque chose, au point où, maintenant à l’instant je ne sais pas encore très bien vers où je vais me diriger. La raison peut paraître extraordinaire : jusque-là les journées avaient des intitulés, - je ne dirai pas exotiques, mais enfin c’est dit -, sur lesquels l’on pouvait se concentrer un petit peu, fureter. Mais aujourd’hui, ces questions de rêve, d’action, d’acte etc., sont des questions si cruciales qu’il est sans doutenécessaire d’y revenir constamment dans notre travail. Alors je me demande par quel bout je pourrais les saisir. Je vais donc profiter du fait que je peux me laisser prendre par l’ambiance de la salle, par ce qui s’est dit jusqu’ici.

Je ferai débuter l’affaire le mois dernier. Depuis dix ans, à peu près, je vais travailler régulièrement, trois jours tous les deux mois, dans une clinique qui s’occupe de personnes en éveil de coma. L’éveil de coma recouvre en somme tout ce qui va de l’état végétatif de l’éveil au moment des premières réactions, l’éveil de coma étant lui-même caractérisé par le fait que la personne qui était dans le coma ouvre les yeux, même si elle reste parfois dans un état végétatif. Ainsi l’état végétatif est en fait une phase de l’éveil. La nature de cet état est un des mystères de l’humain, il en est une des possibilités.

titre documents joints


Dans la même rubrique
SPIP 3.0.17 [21515] | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs Jour: 106 (736736)