"Le mur" : un honteux montage. Témoignages.

vendredi 2 décembre 2011, publié par Michel Balat


Un film "le mur : autisme et psychanalyse" réalisé par Sophie Robert, circule sur le net actuellement depuis quelques semaines. Ce document résulte d’une série d’interviews effectués auprès de plusieurs d’entre nous sur un sujet complexe et difficile à traiter en quelques mots. Le montage se révèle une entreprise de disqualification de la psychanalyse et présente une version pervertie des positions des personnes interrogées. Devant cet abus de confiance manifeste, certains psychanalystes ont réagi en portant plainte contre la réalisatrice. La CIPPA (coordination internationale des psychanalystes psychothérapeutes de personnes autistes) fondée par Geneviève Haag et présidée par Dominique Amy, nous a proposé de réunir un dossier regroupant un certain nombre d’informations parmi lesquelles figurent les témoignages de Beranrd Golse, Laurent Danon Boileau et Pierre Delion, membres de la CIPPA et de Christine Loisel, sur les circonstances dans lesquelles nous avons été piégés. Plutôt que de répondre par la polémique, nous préférons diffuser largement les pièces du dossier afin que les personnes intéressées puissent avoir des éléments sur ce que les psychanalystes peuvent apporter aux enfants autistes, et à leurs parents, et juger par elles-mêmes du niveau des attaques dont nous sommes, pour beaucoup d’autres, les cibles actuelles.

Pierre Delion

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60 Messages

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 2 décembre 2011 15:30, par Anne D.

    Ce Film n’est pas un montage, des milliers de familles peuvent témoigner avoir entendu de la bouche de praticiens d’orientation psychanalytique ce discours, avec des mises en demeure de laisser leur enfant végéter dans un "atelier pâte à modeler ou pataugeoire" au motif "qu’il faut laisser le désir de communiquer émerger" sous peine de se voir coller un rapport à la DDASS sur le dos, et une suspension des aides (pauvres aides que nous recevons !) à la MDPH ! Abus de pouvoir, refus de prendre en compte les rapports et communications des instances de Recherches sur le cerveau, et risque réel pour les enfants de végéter, voire de régresser dans des "unités de soins" qui n’en sont pas. Lacan disait lui-même que la psychanalyse était une vaste supercherie, en ce qui concerne l’Autisme, c’est de la maltraitance caractérisée ! Pourquoi les enfants qui ont eu la chance de ne PAS tomber sur des praticiens de cette sorte vont mieux que ceux qui sont soit disant "pris en charge" dans vos services ? Parce que nous leur proposons comme accompagnement, aimant, soutenant, leur permet de s’intégrer ! Que vous campiez sur vos positions, au lieu de les actualiser est le signe d’un égo sur-dimensionné, d’un orgueil démesuré, dont des milliers d’enfants font les frais ! que faut-il ? qu’un enfant Autiste naisse dans votre famille, pour qu’enfin, le coeur battant, vous vous mettiez en quête de ce qui sera profitable -réellement- à son évolution ? L’inconscient maternel, et les mille tares dont vous parez les mères sont une hérésie, en les culpabilisant vous leur coupez les ailes, vous sapez leur énergie vitale, vous les faites douter de leur dévouement aimant et patient. Que dire de certains d’entre vous, qui ont sciemment séparer des enfants autistes de leur famille, au motif que "l’autisme étant la pire des psychose c"était les mères qui l’avaient induite, et qu’elles étaient toxiques" ! mon Dieu, comment pouvez-vous continuer de la sorte ? Le pouvoir de votre position peut-être ? le prix de chacune de ces consultations ? Pour que n’acceptiez pas, pour le bien commun, de réajuster vos connaissances, il faut que l’intérêt personnel que vous y trouvez soit bien grand...Et vous condamnez ainsi des enfants, des familles, sans vergogne...mais quelle horreur...Quant au Packing, encore pratiqué, au XXIème siècle...je ne peux que vous conseiller d’en faire UNE SEULE FOIS l’expérience. Certes, vous serez plus calme, alors peut-être entendrez-vous la voix de la Conscience, qui vous dira "arrête, tu es allé trop loin". Le reportage est un début, il donne un outil pour contrer vos décisions arbitraires et passéistes aux milliers de familles que vous tenez sous la menace de représailles humaines et administratives. Vous agissez en terroristes, nous réagissons à présent, car il en est temps.

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 2 décembre 2011 15:55, par S. Wojciechowski

    Cher Professeur Delion et chers membres de la CIPPA qui ont compilé ce dossier,

    Tout d’abord, je tiens à saluer votre démarche respectueuse des libertés puisqu’à la différence de vos confrères de l’école de la cause freudienne, vous n’avez pas cherché la condamnation à mort professionnelle de Sophie Robert (pour rappel, ils ne lui réclament pas moins de 300 000 euros, soit le prix d’une maison confortable à Lille, ville où Sophie Robert a élu domicile).

    En publiant ce dossier, vous vous contentez de faire jouer votre droit de réponse ce qui, à mon sens, témoigne de vertus libérales (ce terme étant à entendre dans son acception la plus noble).

    Aussi, j’ai parfaitement entendu l’argument de la déformation au montage et comme je n’ai pas visionné les rushes, je m’abstiendrais de me prononcer sur la véracité de ce qui est avancé dans votre dossier.

    Cependant, je ne peux m’empêcher de me demander quel contexte peut rendre acceptables des affirmations telles que celles de Laurent Danon-Boileau lorsqu’il affirme notamment que : « Le point fondamental [de sa démarche de psychanalyste] vis-à-vis de ces enfants-là, c’est le fait d’abdiquer l’idée d’une progression. »

    Je me contente de constater qu’aucun des intervenants du film ne s’est depuis lors inscrit en faux contre cette affirmation qu’à titre personnel, en tant que parent d’enfant avec autisme, je trouve irresponsable.

    En l’occurrence, votre discours sur l’approche que vous qualifiez d’intégrative ne saurait se comprendre que si la démarche psychanalytique dont vous vous revendiquez avant toute chose n’était pas aux antipodes des approches cognitivo-comportementales. Or ces dernières partent justement du principe qu’il ne faut jamais abdiquer.

    Plus grave que cela, je tiens à vous dire que sur le terrain, j’ai déjà entendu certains prétendus thérapeutes (en tout cas reconnus comme tels) me tenir ce discours de l’abdication. Si je les avais écoutés, mon fils n’aurait jamais acquis certaines compétences pourtant indispensables à une intégration sociale a minima, comme le pointage ou la propreté.

    Il va presque sans dire que pour y parvenir, nous avons dû pratiquer ce "conditionnement" (d’ailleurs condamné sans ambiguïté dans la réponse de M. Danon-Boileau) en maniant non seulement la carotte... mais aussi le bâton.

    Peut-être me trouverez-vous inhumain si je vous affirme que je m’en félicite et pourtant, je ne peux m’en féliciter puisque sur c’est justement sur ce type de compétences que mon fils a pu construire son développement par la suite (qui reste loin de la "normalité", mais je n’ai pas besoin de la psychanalyse pour savoir qu’il ne sera jamais "neurotypique"). L’indignation que vous pourrez exprimer m’est profondément égale car pour moi, il est encore plus inhumain de poser ses fesses, d’attendre qu’il se passe quelque chose et, par conséquent, de laisser un enfant se complaire dans sa MERDE (terme trivial que je vous invite à comprendre au sens propre, comme au figuré).

    Bref, même à supposer une malhonnêteté de la part de Sophie Robert lors du montage (que je m’interdis évidemment d’exclure), je pense que son film n’en exprime pas moins une certaine vérité quant aux approches psychodynamiques. Quoi que vous en pensiez, votre dossier ne parvient pas à la réfuter complètement, quand bien même vous auriez entièrement raison.

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 2 décembre 2011 18:40, par magali

    Oui...
    Sachez que je comprends votre douleur et votre souffrance...sachez que je trouve votre mecontentement naturellement légitime :

    En effet, jusqu’à aujourd’hui, tout allait bien pour vous : vous avez de la clientèle, vous decidez, vous avez de l’argent...Ce documentaire vous mets en danger sur ces 3 points, puisqu’on vous demande de remettre vos croyances en question, de vous former, certains demandent meme que vous vous retiriez du domaine de l’autisme.

    Vous avez raison d’eviter de rentrer dans toute polémique,ces bruyantes et vaines querelles, qui rendraientt le débat sterile.

  • lecture complémentaire au sujet du packing 2 décembre 2011 22:17, par laurent

    Je vous rappelle le papier de consensus condamnant la pratique du Packing publié en Février 2011, par un aéropage des plus grands spécialistes mondiaux de l’autisme dans la plus grande revue scientifique de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Le Packing n’est pas seulement jugé sans fondement scientifique et thérapeutique, mais également non éthique.
    Le document est disonible à la lecture sur : http://www.autismresearchcentre.com/docs/papers/2011_BC_Amaral_LePacking_JAACAP.pdf
    bonne lecture !

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 2 décembre 2011 22:25, par Béatrice

    Delion, t’es foutu, les autistes sont dans la rue !

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 2 décembre 2011 22:59, par mammadileo

    Je préfèrerais que ce documentaire soit une grosse blague parce que ces psychanalystes interwievés disent des choses absurdes, malheureusement je sais qu’ils sont très sérieux (ou du moins qu’ils pensent l’être) car ce sont les discours que j’ai entendus pendant 2 ans.
    Les 2 années que mon fils (autiste) et moi avons perdu dans un CMP où il a été diagnostiqué psychotique !

    Ce qui est incroyable, c’est que tous les parents d’enfant autiste disent ou écrivent les mêmes choses : errance diagnosticale, prise en charge inadaptée, discours culpabilisants à leur égard etc et pourtant les psychiatres d’obédience psychanalytique essaient toujours d’endormir tout le monde avec leur théorie d’un autre siècle.

    Il va peut être falloir se remettre en question, non ?

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 3 décembre 2011 12:00, par cèpaselle

    Michel Balat, j’ai lu vos pièces attachées.... Je crois que le tribunal tranchera et que la justice fera son travail. Au delà de cela, je réagit comme parent d’enfant asperger et comme professionnelle "dit comportementaliste" ABA (alors que je ne résume en rien l’être humain à ses comportements comme vos courants le pronnent, et pour tout vous dire j’ai un profond respest pour l’humanité, ses souffrances et son histoire voire aussi son devenir, je suis une femme de gauche qui déteste les iniquités de la vie humaine). J’ai aussi travaillé parmis les personnes appliquant la psychodynamique en hopital de jour. Et je le dis souvent, j’ai rencontré des gens formidables, car pour tenir dans ce genre de métier à temps plein, il en faut du courage de la volonté et de la passion du métier.... Avant d’intégrer cet hopital de jour, j’avais réalisé un stage dans une unité expérimentale ABA pendant une année. Franchement parlant, il n’y a pas de comparaisons possibles entre un lieu d’accueil et un lieu de rééducation : le travail est tellement différent qu’il ne peut même pas être comparable. Ce qui est sûre et certain, et là il faudrait, au lieu de vous intéroger simplement, venir filmer les enfants accueillis dans les deux unités (hopital de jour psychanalitique et centre aba) pour voir simplement comment sont les enfants et surtout les adolescents car c’est là le plus flagrant(jeux, rires, sourires, actes de communication vers l’autre....). Pour ma part ayant été dans les deux lieux en y travaillant, j’ai la preuve de part mon observation que non seulement les enfants et adolescent dans le centre ABA progressaient très vite mais en plus qu’ils y étaient plus heureux (sourires, rires, communications....) et que mon entrée dans un hopital de jour avec les ados a représenté une douche froide quand j’ai apperçu l’état dans lequel se mettaient certains d’entre eux en particulier par l’automutilation (genre pour juste dire qu’ils avaient mal aux dents et on partait dans des interprétation en réunion sur la famille qui ne lui apprenait pas à dire qu’il avait mal aux dents (ce que ferait ABA) !) ! Chose absente évidemment dans un centre ABA alors que ce même centre accueillait la plupart du temps franchement les cas les plus difficiles d’un point de vue comportemental. Après il n’y a pas de magie à ces résultats, le travail en ABA est un travail de dingue qui n’a rien à voir avec le travail dans un hopital de jour. Le risque n’est pas pour l’enfant, puisqu’il est face à du connu 80% de son temps (20% d’apprentissage pour 80% de connu, c’est la règle dans les centres ABA : en hopital de jour, de ce que j’ai constaté, votre taux est plus haut)mais pour l’intervenant qui peut vite être épuisé par le "sur-travail" demandé, c’est plutot cela qui m’inquièterait. Quand je suis venu à l’hdj pour y travailler j’ai eu le premier constat qu’effectivement nous avions le temps, que rien ne pressait, que tout était cool : c’est dingue et je n’ai pas de réponse à cela, mais ça donnait l’effet inverse : des crises qui explosaient de partout et des adolescent coupés de tout qui se dirrigeaient tout droit vers la psychiatrie adulte. Ils n’ont pas d’outils de communication, pas de plannings visuels... On attend que le désir de parler émerge. Après au delà des chapelles je ne pense pas que ce soit liée à cette fameuse équipe dite "psychanalitique" car perso, j’ai vu un psy plutot psychodynamique, un psychiatre plutot psychanalitique (qui étaient d’ailleurs de très belles personnes que j’estimais d’un point de vue humain) et une équipe qui franchement étaient d’accord et pas d’accord à la fois et qui se déchirait et souffrait beaucoup car les pistes de travail qu’on leur fournissait (psykk) les mettaient non seulement dans la galère et surtout en danger (avec les ado)... Alors aujourd’hui j’écris aussi pour vos pauvre brebis (vos infirmières) qui elles font du 35 heures semaines, elles sont très courageuses et souvent ne comprennent pas ce que vous leur racontez ou elles le comprennent mais c’est inaplicable et elles sont obligées au quotidien de poser des actes éducatifs sinon, l’unité est invivable.... Et là il y avait violence et agressivité car elles n’ont pas l’outil pour le faire (ABA ou teacch)...
    En tant que parents maintenant, juste une petite histoire : Un jour mon fils qui avait 4 ans a fait une crise en se tappant la tête à terre sur le carrelage, il était en sang, il était incontenable et je me suis mis à califourchon dessus en lui maintenant les bras, j’étais perdue car appeler les pompiers auraient tout envenimé. Sa soeur d’un an plus agée s’était cachée sous un meuble. J’ai attrapé le téléphone pendant que je me retrouvais en rodéo avec un enfant (à qui j’avais juste dit non pour un second yahourth à table (avant cela il avait retourné la table avec tout dessus, tout était cassé)). Bref, j’ai le psychiatre de l’hopital de jour au téléphone que j’appele alors à l’aide pendant que mon fils essayait de me mordre la cuisse en hurlant toujours. Voici ma question : "bonjour, je ne sais plus quoi faire, mon fils est en crise, faut m’aider là parce que je n’y arrive plus. Réponse : "il n’y a pas de réponse, ce sont des moments d’angoisses de votre enfant, il ne doit pas être très bien" (merci, mais là franchement j’avais pas besoin qu’on me le dise) Donc j’insiste : "mais comment vous faites vous ? Vous avez bien des techniques ? Dites moi comment faire et je le ferais !" (j’insiste : je suis en train de me faire mordre et mon pantalon est en sang, ma fille hurle sous l’autre meuble :"maman, j’ai peur !" et là réponse superbe : "contentez vous d’être sa mère !". A ce moment précis j’ai compris. J’ai compris que cette équipe de travail ne m’aiderais pas, et j’ai pensé que j’étais foutue (vie de m....). Le soir j’ai mis mon fils dans la voiture, et ma fille aussi, j’ai roulé jusqu’à ce qui s’endorme. Ces crises nous les vivions tous les jours. Mon idée était d’en finir : détacher les ceintures, la leur et la mienne, j’ai pleurer parce que je n’en ai pas eu le cran. Je suis rentré les ai couché et j’ai allumé internet. Pour la première fois de ma vie, concernant mon enfant, c’est là que j’ai retrouvé l’espoir car des parents m’ont parlé d’ABA. J’y ai mis toutes mes économies et ça a marché, j’ai retiré mon fils de l’hdj.... Evidemment, il sera toujours autiste, je le sais, il n’y a pas de miracles, mais au moins on peut vivre ensemble maintenant et c’est le plus important : c’est de pouvoir vivre ensemble.

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 3 décembre 2011 13:51, par Celine

    personnellement je me fiche de tout ça...que des psychanalystes pensent que la mère est responsable, pour quelque raison que ce soit, libre a eux, j’ai une formation scientifique et tout ce blablabla ne m’atteint pas...si des parents y trouvent leur compte, alors tant mieux. Mais au nom de quoi empêchez vous le développement des méthodes éducatives en France ? Au nom de quoi ? Ne pourrait il pas y avoir plusieurs types de prises charge, pourquoi cette dictature psychanalytique ? C’est tout simplement scandaleux.

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 3 décembre 2011 14:33, par babar

    Aujourd’hui c’est Le Mur qui montre , image à l’appui, de la bouche m^me de leurs auteurs les propos que tiennent les "professionnels" que nous rencontrons pour nos enfants. Demain, si ce film est interdit, nous, parents, sortirons les documents dont nous disposons, matériel enregistré pendant des consultations, échange de correspondance avec des pédopsychiatres, diagnostics établis totalement on conformes à la déontologie, rapports d’expertise, bref la Vérité est en marche, et n,e s’arrêtra plus.
    Nous demandons très simplement d’avoir le choix de la prise en charge de nos enfants. Le choix cela signifie la possibilité de rencontrer des vrais professionnels formés dans des universités françaises,et pas seulement aux mythes psychanalytiques.
    Le choix çà signifie l’accès aux prises en charges éducatives, comportementales, développementales, auxquelles les familles ont accès en dehors de la France, et ce dans les structures institutionnelles. Nous voulons en clair que vous cessiez de maintenir votre main mise sur les service pédopsychiatriques afin que l’accès au soin gratuit soit aussi un accès au soin efficace.
    Bref, c’est la Révolution.
    Et- ce n’est que le début.
    Nous connaissons, nous aussi, le chemin des tribunaux.

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 3 décembre 2011 18:52, par Michel Balat

      Voici un petit montage de vos propos.

      "Aujourd’hui c’est image à l’appui, de la bouche même de leurs auteurs, les propos que tiennent les professionnels que nous rencontrons pour nos enfants. Demain, nous, parents, sortirons les documents dont nous disposons, matériel enregistré pendant des consultations, échange de correspondance avec des pédopsychiatres, diagnostics établis totalement conformes à la déontologie, rapports d’expertise, bref la Vérité est en marche, et ne s’arrêtera plus. Nous demandons très simplement d’avoir la possibilité de rencontrer des vrais professionnels formés dans des universités françaises. Le choix ça signifie l’accès aux prises en charges dans les structures institutionnelles. Nous voulons en clair maintenir votre main mise sur les service pédopsychiatriques afin que l’accès au soin gratuit soit aussi un accès au soin efficace. Bref, c’est la Révolution. Et ce n’est que le début."

      Ce n’est pas tout à fait ce que vous dites, non ? Pourtant, un tel discours (tiré du vôtre, respectant scrupuleusement les mots que vous avez écrit, qui plus est dans l’ordre où vous les avez formulés) recevrait l’agrément de tous ceux qui, s’occupant d’enfants en très grande difficulté, ont besoin de soutien, de discussions ouvertes, d’élaboration collective et non d’insultes ou d’anathèmes. Ne pouvez-vous penser un instant l’horreur que représente des citations réarrangées pour celui ou celle qui, de toute bonne foi prend sa part au fil d’une conversation ? Vous avez sur ce site un aperçu des propos tenus régulièrement, publiquement, par Pierre Delion. Pouvez-vous nous dire ceux qui vous choquent ?

      Michel Balat

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 3 décembre 2011 19:58, par S. Wojciechowski

        Cher Michel Balat,

        Je vois que vous avez soigneusement évité de vous référer à mon commentaire : je prends cela comme un honneur car cela prouve justement que j’ai tapé là où ça fait mal.

        Je peux concevoir que ces entrevues aient honteusement été bidonnées.

        Cela étant dit, votre éminent confrère Laurent Danon-Boileau a bel et bien parlé d’abdication et quel que soit l’endroit où il a été coupé, je ne vois pas quel autre propos il aurait pu tenir pour rendre acceptable cette phrase qui a bel et bien été prononcée. Contrairement à ce qu’affirme votre vulgate (Bettelheim, Dolto, Lacan etc.), nous ne sommes que des parents ordinaires qui souhaitent voir leur enfant se développer au mieux de ses capacités, aussi limitées fussent-elles.

        Dans ce contexte, l’idée même d’abdication est impensable.

        Je ne vous ai pas lancé d’anathème et plutôt que des insultes gratuites, je souhaiterais avoir une réponse à la question réelle que je vous ai posée : comment justifiez-vous de tels propos ?

        • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 5 décembre 2011 18:24, par cailloux

          Et hop ! Ecouter, accueillir la haine de certains parents ou internautes, voilà la tâche difficile que les psychanalystes semblent devoir accomplir... Il s’agirait, peut-être, de se laisser toucher, transpercer, effacer : comme avec ces enfants si difficiles à la relation.
          Courage ! "L’objet naît dans la haine" disait S Freud...

          • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 5 décembre 2011 23:51, par Maggy

            Il n’y a vraiment aucune possibilité que vous vous demandiez pourquoi cette colère ?

            C’est forcément l’autre qui est en cause ?

            Jusqu’à vous posez en victime ?

            Que parfois des parents puissent ne pas être contents de votre travail, cela se conçoit. Mais ici, devant une telle marée, rien ? Pas le moindre frémissement de remise en question ?

          • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 25 décembre 2011 14:22, par luc

            Chacun sa vision

            Quand on va chez un garagiste et que ce garagiste nous ruine notre voiture, certains sont énervés... Moi ça m’est arrivé, ben il y a les assurances et ce n’est que de la tôle.

            Lorsqu’un médecin "foire" avec un enfant, là... les "assurances" ne peuvent pas interchanger la voiture par une autre...

            Ce que j’ai vu de ce reportage ne m’a en rien étonné et aucun "médecin" n’a réellement infirmé les propos tenus dans le reportage, ils les enrobes seulement de belle paroles autours voire pire, prétendent que ce genre de réflexion ne peut n’être tenu QUE par des psychanalystes et que nous... grand béta ne devons être mis au parfum de ce genre de réflexion.

            Personnellement, j’ai toujours éviter au mieux ce genre de personne que l’on ne peut malheureusement pas éviter totalement.

            L’analyse de la psychanalyse révèle d’une manière quasi automatique que Freud était un genre d’illuminé au mieux, un des pires arnaqueurs de l’histoire au pire.
            Les faits sont là et prouvés, le mur n’est qu’un reflet de cet état de fait.

            Freud avait de très nombreux problème psy qu’il a "étendu" en une sorte de religion et comme un dogme, une vérité universelle, comme par exemple le théorème d’oedipe.
            Freud a du vouloir coucher avec sa mère et tuer son père, chose qui n’est pas courant mais qui existe... il l’a érigé en vérité universelle.
            Ceci est un exemple parmi bien d’autre.

            Il ne faut pas oublier que Freud a vécu dans une société hyper machiste également d’où sa misogynie profonde.

            Non de ma part, il n’y a aucune haine et si on veut comparer les "haines", le fait d’intenter un procès à Sophie Robert est la preuve d’une profonde haine de la part de prétendus médecins qui voient le reflet de leur miroir ainsi exposé, chose pour le moins insupportable pour eux mais comme il a déjà été dit, aucun psy n’a eu de moindre discours contradictoire avec ce qu’ils ont dit dans ce reportage, autrement dit, ils pensent bel et bien ce qu’ils ont dit et ceci tout à fait librement.

            Luc Wilquin

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 6 décembre 2011 15:22, par guillin

    BONJOUR, j’ais travaillé dans une clinique psychiatre puis dans deux foyers pour adultes autiste. Ces trois lieux sont formidables et dans les deux foyers pour autiste, les familles sont associés au projet et font avec nous un travail formidable. Il faut arrêter de caricaturer les prises en charges, ces trois lieux nourissent leurs reflexions et leurs pratique des théories psychanalytiques, je ne vois pas la souffrance qui nous est décrite par les anti-psychanaystes. J’ai pratiqué le packing dans un de ces trois établissements, je n’ais rien vu de violent la non plus, mais j’ais vu un accompagnemant très précieux, très délicat, j’ai vu toute une équipe de soignant se tourner vers un autiste et lui témoigner de tout l’interet qu’elle lui portait... enfin bon je sais que sur ce sujet on ne convain que ceux justement qui l’on deja pratiqué.

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 22:20, par Anne Cécile

      Venez donc quelques jours dans une école alternative pratiquant l aba et vous saurez enfin de quoi vous parlez quand vous évoquer nos enfants !
      Venez nous voir, nous écouter, et vous comparerez !!!

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 6 décembre 2011 20:33, par Al’assautdumur

    Puisque tout le monde extrait des phrases de ci de là, j’ai extrait celle-ci des explications de Mr Golse dans sa tentative de rectification de son témoignage :

    (...)maisque
les
psychothérapies
psychanalytiques
ont
encore
une
place
utile
à
tenir,
moins
pour
éclairer
sur
 la
 cause
 intime
 de
 l’autisme,
 que
 pour
 nous
 aider
 à
 mieux
 comprendre
 le
 monde
interne
 de
 ces
 enfants
 dont
 les
 souffrances
 sont
 immenses,
 (...)

    Un conseil à Mr Golse, qui gagnera un temps précieux dans sa recherche à "mieux comprendre le monde interne des personnes autistes" : DEMANDEZ AUX ADULTES AUTISTES, beaucoup ont rédigé des livres à cette fin.

    Mon commentaire apparaîtra ? n’apparaîtra pas ?

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 05:07, par Michel Balat

      Mise au point

      Ce site n’a pas vocation à être le lieu d’expression d’un groupe qui assène les mêmes sentences qui convergent toutes vers un "delenda est Cartago". Il n’y a là aucun échange réel, aucune argumentation. Cela avait frappé bien des lecteurs du précédent forum qui s’était tenu suite à la Lettre ouverte de mon ami Pierre Delion. Il ne me paraît donc pas utile de poursuivre sur ce terrain. D’autant que ce qui est en question aujourd’hui, c’est l’odieux mentage publié sous le titre "Le mur". Le document publié ici est la dénonciation d’une pratique scandaleuse. Que les Caton trouvent une autre tribune, celle-ci restera ouverte aux discussions argumentées et fermée aux anathèmes.

      Michel Balat

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 10:16, par Caton-net

        « Discussions argumentées ? » « Anathèmes ? »
        Il ne s’agit pas pour moi d’entretenir une polémique stérile, mais d’exposer un témoignage qui, au nom de l’honnêteté intellectuelle, me semble convenir à la situation constatée.
        Cher Monsieur Balat, que je n’ai pas l’honneur d’avoir rencontré lors des très nombreuses séances d’analyses (personnelle et thérapie familiale suivies durant cinq ans, lacaniennes pures et… difficiles).
        J’y ai tenté de comprendre et d’apaiser nos angoisses et souffrances individuelles et familiales au sujet de notre fille non diagnostiquée.
        Mon époux y a été, entre autre, soupçonné des pires maltraitances : l’enfant hurlait de terreur dès qu’il s’approchait le soir pour la bercer avant qu’elle ne s’endorme. Ceci ne pouvait qu’être lié à la perversion d’une relation ambigüe selon les analystes rencontrées.
        Ce n’était, en fait, qu’une réaction de gêne insupportable conséquente d’une perception olfactive exacerbée (métro/boulot rentré tard et fatigué porteur des odeurs de la ville) parfaitement identifiée et exprimée depuis lors par notre fille autiste asperger capable d’autoanalyse étonnante à l’instar de Madame Grandin ou de Monsieur Tamet – mais peut-être ces noms ne vous évoquent-ils pas grand-chose ? Les neurosciences ont reconnues ces exacerbations sensorielles liées à l’autisme. Ceci n’est qu’un exemple parmi de nombreuses autres manifestations autistiques ayant trouvé une explication rationnelle et non fantasmée.
        Que dire de ma pseudo dépression, conséquence directe des difficultés de vie face à cette déroute familiale due à l’ignorance absolue du handicap ? (Un autiste n’est hélas pas équipé d’un gyrophare à la naissance avertissant de la qualité de son état…).
        Que dire de l’absence totale de conceptualisation de notre situation ?
        Que dire de la découverte des termes « ex-autisme secondaire » dans un courrier adressé au médecin du CMPP de la ville voisine, rédigé par notre analyste lacanienne, chargé de cours et écrivain sur le thème à ses heures ?
        Si je n’avais ouvert ce courrier, et négligé les conseils avisés de cette analyste en me confiant plutôt aux parents internautes puis en trouvant une écoute auprès de pédopsychiatres formés à l’autisme, pouvez vous m’indiquer clairement qu’elle aurait été la solution apportée à notre (petit) problème de parents d’enfant autiste ?
        Actuellement notre fille est, à l’âge de 15 ans, sans avoir jamais redoublé, en seconde arts appliquées au lycée public, 12 heures d’AVS par semaine suffisent à la maintenir dans le courant de la vie ordinaire. Elle est toujours autiste, toujours asperger, consciente de sa différence quelle assume quotidiennement malgré la souffrance inévitable, mais un courage que nous soutenons chaque jour avec la joie infinie de l’avoir à nos cotés.
        En 15 ans : 4 ans d’ignorance, 5 ans de psychanalyse, 1 an de recherches internet et d’attente de diagnostic, 5 ans de thérapie comportementale.
        Le résultat de son intégration ne doit RIEN aux 5 années d’errances psychanalytiques. Elles nous ont peut-être aidé à ne pas couler ? Mais elles ont freiné considérablement notre recherche de diagnostic tant les thérapeutes étaient sûres d’elles et jouaient, de toute évidence sur notre candeur - probablement en toute bonne foi, mais à quel prix pour nous ?
        Je vous décris des faits concrets, irréfutables.
        J’affirme au nom de mon vécu individuel et familial que la psychanalyse montrée dans le documentaire de Madame Sophie Robert, (qu’il ait été monté, démonté, remonté ou soit brut de décoffrage) n’est que le triste constat de votre impuissance psychanalytique enfin avouée, ce qui est, je le reconnais, fort dérangeant pour les intéressés. « Impuissance » ? Je me garderais bien de l’analyse détaillée du terme, le risque est trop important de faire sourire voire franchement rigoler les parents et dévoués professionnels qui rament à mes cotés, depuis 5 ans dans la même galère, celle qui a quitté irrévocablement vos rivages indexés.
        Oui, nous pouvons écrire anathème, vous avez entièrement raison, pour une fois.
        Quant à la discussion argumentée, nous pouvons publier en sus de ce remarquable et remarqué documentaire, un témoignage écrit, dessiné, illustré pour lequel nous serons condamnées, certainement, ma fille et moi-même.
        Au moins pourrions nous défalquer de la facture finale (évaluée a minima) les quelques 13400 € que nous aura couté ce suivi thérapeutique ente 2001 et 2006 ? Le prix de notre souffrance, de notre ignorance et de censuré de vos pratiques. Pardonnez la vulgarité de cette conclusion bassement matérielle.
        NB : on écrit « delenda est Carthago ».

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 10:23, par Caton-net

        Au cas où mon message initial ne passerait pas on écrit Carthago, avec un h...
        La polémique ne sera donc qu’orthographique, cela dérangera moins.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 10:45, par S. Wojciechowski

        Monsieur Balat,

        Celui qui refuse le débat, c’est vous : plutôt que de nous jeter à la figure des locutions latines sur la destruction de Carthage - comme le font d’ailleurs certains nationalistes flamands quand ils sont à bout d’arguments concrets - vous feriez mieux de répondre à ma question sur l’abdication et sur l’attention flottante.
        Je ne cherche pas à vous attaquer mais juste à souligner que c’est principalement sur ce point que les parents ne pourront jamais trouver d’accord avec vous, les tenants d’une approche psychodynamique.
        Changez de discours et surtout d’attitude... et vous verrez que cela ira beaucoup mieux.
        Je vous assure qu’être parent d’un enfant handicapé est une formidable école d’humilité : nous n’en sommes que d’autant plus choqués de voir des personnes aussi engoncées que vous dans leurs certitudes, surtout quand elles le sont au nom d’une prétendue démarche intellectuelle.
        Je suis parfaitement d’accord pour reconnaître qu’il est techniquement possible de faire dire n’importe quoi à n’importe qui dans un film.
        Cela étant dit, le passage que je relève est long, il ne contient pas le moindre saut d’image ou de bande-son. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre de sa part, Laurent Danon-Boileau ne revient pas dessus : j’en déduis donc qu’il assume parfaitement avoir dit cette imbécillité (après tout, tout le monde en dit, y compris les plus intelligents).
        N’y voyez pas d’acharnement de ma part : je ne veux nullement la destruction de personne, mais juste une évolution constructive qui bénéficie à tout le monde... même à vous. Je ne vois pas en quoi les psychanalystes perdraient à reconnaître que leur approche a des limites : sauf à supposer qu’ils n’y croient pas eux-mêmes... mais je m’interdis évidemment d’entrer dans ce type de considération qui ne me regarde pas.
        Le problème de la psychanalyse, à mes yeux, c’est qu’elle évolue très peu. Et quand elle évolue, ce n’est pas forcément dans le bon sens : Freud lui-même avait dit ne rien pouvoir faire pour les psychoses.
        Comme ils considèrent que l’autisme en est une, je ne comprends pas pourquoi les psychanalystes actuels ne l’écoutent pas sur ce point.

        • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 20:51, par Cailloux

          Je ne comprends pas ces textes denses qui remplissent les pages de ce blog. On dirait du copier-coller, et ce n’est pas le lieu d’en faire. Donc, pas de débat, des insultes ou du racket affectif. On dirait que les protagonistes n’ont aucun sens du psychisme en général... et peut-être du leur en particulier. Bref, du trolling organisé certainement. Merci pour la leçon ;-)

        • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 21:49, par ginette

          Je m’étais promis de ne pas re-participer à ces non-débats sans queue ni tête !!! ... Puis mon agenda m’a indiqué que demain , c’est la fête de "L’Immaculée Conception" ... C’est la fête d’un dogme , d’un principe incontestable , d’une vérité absolue ... Je sors de mes consultations , j’y ai revu le jeune Martin ... Il m’avait été adressé à l’âge de 2 ans par un "super médecin généraliste" pour autisme ... Grave le gamin !!! ... Je l’ai reçu 2 fois par mois et adressé à une orthophoniste et une psychomotricienne pendant que nous convainquions la maternelle locale de l’accueillir ... Puis y-a eu l’éducatrice du Sessad formée ABA qui a bien aidé dans le domaine alimentaire ... Je ne le vois plus que tous les 2 mois ... Il est en CLIS , sait lire , manger , se laver etc ... Il est "tuteur" des autres élèves de sa classe en lecture !!! ... Il sait se faire aimer de tous ... Bon , bref , il a à peine 8 ans ... Il est certes "différent" mais heureux et sa famille va bien !!! Et moi , j’suis très toujours heureuse de le rencontrer ... Certes , je n’ai pas attendu qu’il soit heureux de faire des bulles de savon ... Je ne l’ai pas non plus réduit à son comportement et sa rééducation ... Son évolution est le résultat d’un mélange de tout et donc de rien ... Un peu comme la vinaigrette ... Une bonne huile d’olive et selon la salade ... on y ajoute du vinaigre balsamique ou de cidre ou de vin vieux ou aromatisé à la framboise etc etc ... Bref , on fait selon ... Et on y ajoute de savoureuses herbes aromatiques !!! ... Les uns et les autres : avez déjà regardé les étoiles en un désert ??? Y-en a tellement des étoiles et elles sont tellement brillantes ... On ne sait plus où regarder !!!

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 7 décembre 2011 22:57, par jean29

    Le Pr Delion ne devrait pas ignorer que le film a été soutenu par l’association "Autistes sans Frontières" - et non par "Vaincre L’autisme" (ex-Léa pour Samy).

    Après la publication du film, "Vaincre L’autisme" a fait comme la plupart des autres associations, en répercutant l’info.

    Mais la mention de cette association est utilisée comme épouvantail dans le milieu psy pour resserrer les rangs.

    Il y a eu une réaction de ce type, suite au communiqué sur la "dénonciation des actes du Pr Golse". Derrière ce titre pompeux, il n’y avait en fin de compte que l’expression de la colère d’une association qui a entendu dire que le Pr Golse se démenait en coulisses pour supprimer ou diminuer les subventions de la ville de Paris. C’est normal de râler, mais je pense que le Pr Golse se fait un point d’honneur à mener cette campagne et ne doit pas beaucoup s’en cacher dans le milieu professionnel.

    Caroline Eliacheff aurait du mieux se renseigner avant de répercuter l’erreur du Pr Delion dans sa chronique sur France-Culture.
    Chronique de Caroline Eliacheff sur France-Culture

    Ce n’est pas parce que le Pr Delion a fait cette erreur que son explication sur les conceptions qu’il défend en matière de prise en charge de l’autisme est inintéressante. Et que son activité pratique ne se réduit pas au packing - la fréquence de ses publications sur le sujet n’étant sans doute pas proportionnelle à son importance réelle.

    Je crois que des professionnels à formation psychanalytique ont appris à utiliser pour les enfants TED des méthodes dites comportementales ou cognitivistes, rejetés dans l’enfer des TCC par beaucoup de porte-paroles psys - mais porte-paroles peu concernés par l’autisme dans la pratique.

    Le bouquin d’Anne-Yvonne Lenfant, je l’ai trouvé bien et honnête, et ce serait un bon pas si la plupart des services d’HDJ ou de CMPP s’en inspiraient. Mais plus que les œillères idéologiques, c’est la routine qui les en empêche.

    De la même façon que le fait d’aller à la messe n’empêche pas un scientifique de faire son boulot et des découvertes, la formation psychanalytique ne devrait pas empêcher un praticien de tenir compte du réel et de se tenir réellement informé des recherches scientifiques sur le sujet.

    Par contre, je trouve assez vain la recherche d’une réinterprétation des recherches scientifiques pour en faire un autre habillage théorique. Cela me fait penser aux théologiens qui passaient leur temsp à réinterpréter la Bible en fonction des découvertes scientifiques, travail de Sisyphe.

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 04:20, par Michel Balat

      Oh !

      "Autisme Sans Frontières est notre réseau international d’intervention en autisme. Il a pour mission de réunir, sous l’égide de VAINCRE L’AUTISME,(…)". Voilà les premiers mots (sur Internet) concernant la définition de l’Association.

      Après avoir dû lire les contributions (près d’un millier) à ce forum j’ai pu voir fonctionner l’orchestre "Léa pour Samy" : chacun a sa place.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 08:50, par Jean29

        Je peux comprendre la confusion, mais çà n’a rien à voir :
        "Autisme sans frontières"
        http://www.vaincrelautisme.org/content/reseau-international-d-intervention-en-autisme
        et "Autistes sans frontières"
        http://www.autistessansfrontieres.com/annuaire.php

        "Autistes sans frontières" fait partie du "Collectif Autisme", avec Autisme France, Pro Aid Autisme, Sesame Autisme, Asperger Aide, la Fondation Autisme.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 09:43, par S. Wojciechowski

        Ah ! Cette bonne vieille théorie du complot bien commode quand on refuse de répondre aux questions dérangeantes.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 14:34, par cardinalle

        est-ce de la mauvaise foi, ou une dyslexie "involontaire" : LE MUR est issu du partenariat avec "AutisTes sans frontières" et non "AutisMe sans frontières" Cela vous arrange tellement d’avoir un bouc émissaire ? (je ne suis adhérente ni de vaincre l’autisme, ni d’AutisMe sans frontières ni d’AutisTes sans frontières). Dans leur réaction, les 3 de l’Ecole de la cause freudienne sont de la même mauvaise foi : quand on participe à un documentaire, on sait très bien à l’avance qu’il y aura des coupures et que tout ce qu’on dit n’est pas une parole sacrée. Prétendre comme ils le font que les rushes sont leur oeuvre : personne depuis que le genre existe n’y avait pensé. Et les sommes astronomiques qu’ils réclament démontrent où est leur seul attachement.
        Quand on demande à l’un des inrewievés quels sont ses résultats et qu’il reste silencieux pendant un très long plan sans coupure et qu’il finit par baisser la tête : il y a manipulation de l’image ?
        Les psychiatres psychanalysants sont avant tout médecins. Quand on entend des médecins – scientifiques - (??) proférer des inepties sur la biologie du placenta, et la neurobiologie comme on l’entend dans le mur (à moins que cela soit aussi de la manipulation ?) il y a de quoi porter plainte auprès du conseil de l’ordre. Quand on les entend nier toute origine génétique et neurodéveloppementale (ou les "intégrer" dans leur discours de magie noire sur la mère pathogène, juste pour avoir l’air un peu conciliant) : on devrait porter plainte auprès du conseil de l’ordre et de la DGS, puisqu’ils sont en infraction avec leur code d’éthique et le code de la santé publique qui leur font obligation de se former et de tenir compte des avancées de la science aussi bien dans leurs diagnostics que dans leurs traitements.
        J’ai un enfant autiste de 5 ans. Comme toutes les autres familles, nous avons subi un déni ("votre enfant n’a rien de médical, il est mal éduqué" ) une culpabilisation, voire un harcèlement moral ("vous l’avez mal cadré" - "vous êtes un couple bilingue et il n’est arrivé en France qu’à 3 mois" - "vous avez déménagé et changé de nourrice 3 fois") bref la violence ordinaire des psykk - tellement ordinaire qu’à côté des enfants qu’on enlève aux parents pour les confier à des familles d’accueil sans amour et incompétentes, nous devrions presque nous considérer comme « chanceux". Une violence ordinaire très toxique, qui a abouti à des tensions dans le couple et surtout un retard de prise de conscience du handicap et un retard de "vraie" prise en charge dont un petit garçon est la grande victime (fallait surtout pas commencer l’orthophonie puisqu’il était non verbal !!) Vous aurez beau fermer votre forum ou ne pas diffuser les réponses qui vous contrarient, il y aura un avant et un après LE MUR, c’est bien pour cela que toute votre communauté se resserre et devient agressive. Après 40 ans d’incompétence et d’obscurantisme, la France va enfin devoir ouvrir les yeux pour ne plus être la risée de la communauté scientifique internationale ! Et au passage la rente de la sécurité sociale aux institutions maltraitantes (au sens littéral) va enfin être affectée aux prises en charges conformes aux bonnes pratiques de la HAS. Et quand on voit les dédommagements réclamés par certains (alors qu’ils auraient pu exiger un droit de réponse tout simplement comme cela se pratique normalement), on comprend bien que la perte de crédits sonnants et trébuchants sont la pire chose qui puisse arriver dans ce monde qui se contrefout de savoir si leurs pratiques ont un réel résultat sur leurs "patients".

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 21:17, par coline

        Et alors ? Vous confondez collectifs associatifs et associations personnes morales. Et arrêtez de faire croire que ces associations de parents n’existent que pour le plaisir d’être méchantes.

        De toutes façons on s’en fout qu’elles soient gentilles ou méchantes.

        En qualité de contribuable et de cotisant, qui finance ces gens censés avoir une certaine compétence, j’aimerais simplement savoir si ce que ces associations disent est vrai ou faux.

        Est-il vrai que les enfants autistes sont privés d’éducation lorsqu’ils sont placés en hôpital ? Est-il vrai que, à l’âge adulte, après ces "traitements" dépourvus d’éducation, ils ne savent toujours pas faire leurs besoins seuls, manger et boire seuls, demander à manger et à boire seuls, et qu’ils sont condamnés à croupir en institution faute d’autonomie ?

        Est-il vrai que les psychanalystes, majoritaires dans le traitement disons "officiel" de l’autisme, pensent encore qu’il s’agit d’une maladie imputable à la relation avec la mère ?

        Si tout cela est faux, dites-le, bon sang.

        Que les psys attaquant Sophie Robert le disent : "nous ne pensons pas ce qui a été repris dans le documentaire et nous travaillons à l’éducation des autistes".

        Arrêtez de vous planquer derrière du non factuel (la "méchanceté" des uns et des autres, mais on s’en COGNE ! On croirait l’UMP qiu vole au secours d’Alliot-Marie au moment des manifs en Tunisie "nous ne répondrons pas parce que vos questions sont méchantes")

        ça commence à bien faire ces tactiques d’enfants pris la main dans le pot de confiture !

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 9 décembre 2011 13:12, par Pere Castor

        Monsieur Balat, vous vous etes trompé...

        Vous confondez le réseau "Autisme sans frontières" de Vaincre l’Autisme, avec le collectif Autistes sans Frontières, qui n’a rien à voir :

        http://www.autistessansfrontieres.com/associations.php

        Une telle confusion, portant sur 2 lettres, est excusable pour la plupart des gens - pas pour des spécialistes du langage et de la sémiotique...

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 8 décembre 2011 22:45, par pierre delion

      COmment expliquez vous que le dr lenfant travaille dans mon service ? Pierre Delion

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 9 décembre 2011 18:55, par Jean29

        Compte tenu de ce que j’ai lu du livre du Dr Lenfant - ou de ce qu’a dit le directeur du CRA NPDC au débat lors de la projection du "Mur", cela confirme que vous êtes d’accord pour des prises en charge avec TEACCH, PECS, de la scolarisation etc ... et qu’on ne peut vous réduire à la question du packing - qu’il faut abandonner, à mon avis - ou prétendre que vous êtes un descendant de Bruno Bettelheim.

        Vous devez savoir cependant que beaucoup de professionnels continuent à faire porter le poids de l’autisme sur les parents. La mention d’une origine "environnementale" de l’autisme (avec d’autres facteurs) est comprise à demi-mot par des professionnels comme une référence à une psychogenèse de l’autisme : notamment la dépression de la mère avant ou après la grossesse. Or, si c’était le cas, cela aurait pu être établi par des études épidémiologiques. Cependant, si on part du principe que la dépression est passée "la plupart du temps inaperçue" et qu’elle est diagnostiquée rétroactivement du fait de l’autisme de l’enfant ... Je l’ai entendu dans un colloque de professionnels.

        La question, pour moi, n’est pas de savoir si "Le mur" est un montage dénaturant les propos des spécialistes interviewés. A partir du moment où vous dites clairement et publiquement votre position, il y a discussion. Si vous dites que vous n’êtes pas en accord avec certaines théories toujours professées par certains, tant mieux.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 12 décembre 2011 12:52, par S. Wojciechowski

        Monsieur le Professeur,

        Je ne m’étendrais pas sur les orientations du Dr Lenfant qui, quoi que vous laissiez entendre, sont très largement inspirées par la psychanalyse.

        Quoi qu’il en soit, votre discours sur l’approche « intégrative » est désormais une tarte à la crème que vous n’hésitez jamais à nous resservir et ce, jusqu’à l’écœurement.

        Il serait recevable si approches psychodynamiques et cognitivo-comportementales étaient aussi complémentaires que vous essayez de le faire croire.

        Le problème, c’est qu’il n’en est rien : "attendre qu’il se passe quelque chose" (pour reprendre les mots de M. Danon-Boileau qui, comme vous, est membre de la CIPPA) est littéralement à l’opposé d’une approche comportementale qui consiste à inculquer ce qui ne vient pas naturellement.

        En tant que père d’enfant autiste, j’ai moi aussi voulu croire qu’il était possible de se nourrir de toutes les approches pour trouver une solution optimale.

        J’ai vite déchanté car dans les mois qui ont suivi le diagnostic (au demeurant tardif, malgré l’évidence des symptomes), à chaque fois que l’on devait régler un problème pratique important, les tenants d’une approche "psychique" préconisaient une solution radicalement à l’inverse de celle suggérée par une approche comportementale.

        Pour vous donner l’exemple le plus parlant, on avait affaire à un gamin qui à 4 ans avait toujours des problèmes de propreté... classique, me direz-vous :

        - Côté comportemental, on me disait : « Retirez-lui les couches en toute circonstance, obligez-le à aller aux toilettes régulièrement et récompensez-le s’il en a profité pour faire ses besoins... Il crie quand vous lui retirez ses couches ? Tant mieux ! Raison de plus pour les lui retirer. »

        - Côté psychodynamique, on me disait : « Ah oui, mais il faudrait quand même se demander pourquoi il tient absolument à les garder, ses couches ! Vous savez, il cherche peut-être à se protéger du monde extérieur ! Lui retirer ses couches, c’est un peu comme lui arracher la peau » (ce n’est que par la suite que j’ai eu connaissance de votre réflexion théorique sur le packing, notamment sur la "deuxième peau" qui a eu une curieuse résonance).

        Et cela a été comme cela pour tout... De façon générale, mon épouse et moi tranchions en faveur de l’option comportementale et, à chaque fois, cela donnait des résultats intéressants. Tant et si bien que je me suis mis à prendre le contre-pied systématique de ce que me disait le pédo-psychiatre qui, comme vous, était d’orientation psychanalytique et disait pencher pour des solutions “intégratives”.

        Croyez-moi si vous voulez mais à partir de là, de l’avis même du pédopsy, notre fils a fait des progrès fulgurants !

        C’est d’ailleurs ce qui nous a décidés à ne donner aucune suite à ses propositions de thérapie “parents-enfant”, malgré les fortes pressions que nous avons pu subir de la part de certains thérapeutes qui suivait notre fils (je pense notamment à une ergothérapeute qui m’a littéralement harcelé pendant des mois, jusqu’à ce que je lui passe un savon devant témoin).

        Contrairement à ce que vous dites, les progrès que mon fils a pu faire grâce à l’ABA ne l’ont nullement déstabilisé.

        Bien au contraire, je pense qu’ils l’ont aidé à acquérir une certaine confiance en soi qui lui a permis de poursuivre sur sa lancée. L’opposition que vous faites entre volets « psychique » et « éducatif » me paraît donc dénuée de toute pertinence : si l’éducatif est fait correctement, le psychisme ne peut qu’en récolter les fruits.

        Certes, il y a eu des hauts et des bas et notre fils est très loin d’être tiré d’affaire. Cependant, nous avons réussi à acquérir un minimum d’autonomie que, de toute évidence, il n’aurait pas acquises si, écoutant de bonnes âmes comme la vôtre, nous nous étions longuement posé des questions existentielles au lieu de tenter de résoudre des problèmes concrets... et ce pour le bien de notre propre psychisme, et donc de l’ambiance au foyer, et donc de l’enfant (CQFD).

        Pour le reste, je tiens à préciser que mon fils ne reçoit aucun médicament et que par conséquent, l’argument selon lequel les parents adeptes des TCC seraient des victimes d’un lavage de cerveau opéré par les laboratoires pharmaceutiques est dénué de fondement (ou bien alors, c’est que les laboratoires pharmaceutiques ont lamentablement échoué).

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 9 décembre 2011 18:31, par Michel Balat

    Erreurs reconnues ! Psychanalyste et sémioticien, tout converge pour l’"impardonnable". Soit. Ça tombe bien, je n’entretiens que des rapports de défiance avec le pardon.

    Cela dit, les caricatures des positions qu’ont la plupart des soignants qui font la différence entre soin et éducation et qu’inspirent LA psychanalyse comme vous dites ne sont guère ressemblantes. Reportez-vous aux écrits des anathémisés tels Delion, Golse, Haag, Laznick, Hochmann et autres et vous vous trouverez bien impardonnables de ne les avoir pas lu avant d’écrire bien des choses que vous paraissez penser.

    Les textes de ces deux derniers jours n’ont pu être mis en ligne que ce soir : j’allais transmettre la peste à quelques équipes bien crédules, à l’extérieur du département.

    Salutations,

    Michel Balat

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 9 décembre 2011 20:48, par Jean29

      Je vous donne acte que l’erreur était involontaire. Je pense cependant qu’il y a une réaction de type corporatiste par rapport à "Vaincre L’Autisme" (ex-Léa pour Samy) - alors que ce qui est dit de façon très polémique par cette asso est aussi dit par les autres associations (presque toutes).

      Dans son livre - que je n’ai pas sous la main -, J. Hochmann décrit Autisme France - la principale asso - comme asso "sectaire". C’est une très mauvaise entrée en matière pour parler de la prise en charge des enfants autistes. Particulièrement s’il trouve encore que c’est Bettelheim qui lui a ouvert les yeux. Voir le billet publié par Philippe Chavaroche.

      Je suis d’accord avec le fait que Delion, Golse, Haag, Laznick, Hochmann connaissent mieux l’autisme que certains de leurs confrères, et éviteront certains propos délirants. Ce serait bien qu’ils mettent plus d’énergie à faire évoluer les pratiques des hôpitaux de jour, CMPP, CAMPS et Cie qu’à se défendre des parents.

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 10 décembre 2011 08:37, par Michel Balat

        "La Fédération Autisme France continue à se distinguer par sa pugnacité et par le caractère idéologique qu’elle donne à la bataille." (p.427 d’Histoire de l’autisme d’Hochmann))

        "Sectaire" renvoie à secte. "Idéologie" contredit "science" (au sens propre de ce dernier terme) dans la mesure où elle ne fait appel à aucune "preuve". Je mets preuve entre guillemets pour rappeler son sens spécial en épistémologie qu’on pourrait résumer par "on peut maintenir l’hypothèse ou la rejeter ou encore la modifier", ce qui n’a rien à voir avec l’absolue certitude.

        Michel Balat

        • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 10 décembre 2011 23:06, par jean29

          N’ayant pas le livre sous la main, je me reporte à l’article publié sur ce site :
          http://www.balat.fr/UN-PHENOMENE-SOCIAL-L-AUTISME-par.html

          • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 13 décembre 2011 16:14, par mileen janssens

            Pour ajouter un peu de couleur dans ce film noir et blanc, voici un lien vers un site un peu confusionant : autisticlike ???

            Dans l’interview avec Greenspan, celui-il explique la différence entre sa méthode (Floortime) avec ABA et TEACCH et les autres :

            "on travaille "bottom-up" : on observe des bébés et leur développement sain. Et on se pose la question comment parvenir à des fondements plus sains même chez les enfants ayant un risque biologique et ceci dès le début. Tandis que les méthodes éducatives veulent corriger des comportements" (traduction brute).

            Son idée est que l’intervention précoce peut faire évoluer un évitement relationnel (il parle de comportements qui ressemblent à l’autisme - j’essaie de traduire)>

            > 1)C’est intéressant comme méthode. J’ai suivi une introduction avec Rick Solomon, un pédiatre américain qui en a fait PlayProject - Si vous l’inviterez en France, c’est quelqu’un qui peut s’amuser avec tout genre de Tours de Babel et qui parle un genre d’esperanto corporel ou gestuel comme vous voulez, qui en plus a travaillé longtemps dans des structures ABA, pour les quitter ensuite, donc il sait de quoi il parle, 2) et en plus je me demande si ça n’a pas beaucoup de familier avec la philospophie "Loczy"

            http://www.autisticlike.com

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 11 décembre 2011 16:02, par Pere Castor

    Dans ce film "honteusement monté", on entend Mr Danon-Boileau énoncer doctement que "avec un enfant autiste, l’important c’est d’abandonner toute notion de progrès". Puis il enchaine en expliquant comment il s’asseoit à coté de l’enfant et attend que quelque chose se passe, et que si rien ne se passe ce n’est pas grave.

    Indépendamment de la question posée ou non par Mme Robert qui a engendré cette réponse de Mr Danon-Boileau, je ne vois pas comment on peut s’attendre à ce que les familles d’autistes acceptent ces propos, alors que 30 ans de recherche montrent que pour donner ses chances à un autiste de tendre vers l’autonomie la plus importante possible, la prise en charge doit être éducative, précoce et intensive.

    Les propos de Mr Danon Boileau constituent à mon sens au moins un aveu d’impuissance, pour ne pas dire d’incompétence : il se met délibérément à contre courant de l’intéret supérieur de l’enfant en abandonnant toute idée de lui permettre de progresser. A quoi sert-il ? N’admet-il pas lui meme etre inutile pour aider les autistes ?

    Le problème de fond, il est bien la : que cet aveu d’impuissance soit révélé au grand jour. Que la France prenne conscience que ce psychanalyste (et ceux qui pensent comme lui), rémunérés par la sécurité sociale, ne font en fait rien d’utile pour les autistes, et le savent parfaitement.

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 11 décembre 2011 20:37, par bobby12345

      les psychanalystes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Celles et ceux qui le seraient, le font avec au titre de leur statut (pour certains seulement) de médecin psychiatre. Les psychologues cliniciens en institutions (IME, MAS, FAM...) sont salariés. Ne mélangeons pas tout. Si des parents souhaitent payer des séances à leur enfant autiste chez un psychanalyste en libéral, je ne vois pas où est le problème. Quant au procès contre la psychanalyse dans ce film monté dans des conditions éthiquement lamentable, il est au service d’une propagande tout aussi minable de certains intégriste des TCC. Les études scientifiques qui servent d’appui à ces derniers sont dénoncées pour beaucoup d’entre elles sur le plan épistémologique et méthodologique. Ne tombons pas dans le panneau pour un sujet aussi important que le soin et l’éducation des sujets autistes. D’ailleurs d’où vient cette phobie de la psychanalyse ? Qu’en connaissent les "anti" ? Certains dénoncent encore l’aspect financier : combien coûte les formations "TCC" ? A qui rapportent-elles ? Un peu de sérieux. Et du recul, ça ouvre les perspectives...

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 11 décembre 2011 21:38, par Pere Castor

        Oui, prenons du recul.

        Allons voir un peu plus loin, pas trop, comment les autistes sont pris en charge, et pour quel résultat. Comparons avec nos pratiques. Allons voir en Espagne, en Belgique, en Suède, au Royaume-Uni, voulez vous ?

        Quant à votre argument selon lequel la psychanalyse n’est pas remboursée par la sécurité sociale, ne jouons pas sur les mots, alors que 80% des pédopsychiatres ou psychologues français impliqués dans le diagnostic et la prise en charge de l’autisme s’affirment et se revendiquent "psychanalystes". On ne parle pas ici de séances sur le divan et vous le savez très bien.

        • Aux Etats Unis il y a des groupes de personnes autistes intelligents, Neurodiversity et Autism Rights Mouvement (vous trouverez leur sites via Wikipedia – anglais), qui revendiquent la reconnaissance comme groupe de minorité en refusant tous thérapies & accompagnements.

          Ces deux groupes contestent avec acharnement les méthodes comportementalistes dures comme ABA et s’adressent aux cours pour les faire interdire.

          Michelle Dawson est une des représentants, quelqu’un qui a publié des articles avec Mottron (auteur de Autisme. Une autre Intelligence).

          Sur leur sites vous trouverez pourquoi (accusations de maltraitances subies). Et aussi la plus grande archive jamais vu ccnt l’autisme (articles scientifiques sur l’utilisation scientifique d’électrochocs, de LSD, avec enfants autistes dans les années ’50 – ’60 – ’70 c’est hallucinant (sic !) je n’en savais rien !). Si on ne veut pas avoir deux poids, deux mesures, il faut historiciser ABA comme on renvoye (parfois à satiété) à Bettelheim. J’espère que les psychanalystes attaqués en France ne vont pas trop céder et accepter des méthodes qui sont fondés dans la violence physique (avec de bonnes intentions, en effet, mais est-ce que c’est justification suffisante ?). D’ailleurs ces groupes parlent de maltraitance (chocs éléctriques)encore actuellement intégrée dans une école pour - entre autres - enfants autistes très difficiles : Judge Rotenberg School, avant Behavior Research Institute.

          Beaucoup d’ABA (+ que 26 heures/semaine) est exigé pour avoir des effets, mais seulement si on utilise des réponses aversives selon Lovaaz (lisez Dawson) et c’est pourquoi on n’a pas pu répéter ces effets selon lui. Un peu d’ABA n’a pas d’effet du tout. Selon une certaine recherche (lisez Dawson) un seul élément effectif a pu être isolé dans les recherches comportementalistes,notamment les réponses aversives. C’est donc à quoi les groupes d’autistes aux E.U. s’opposent.

          Ce qui fait réfléchir : pourquoi des deux côtés de l’Océan les mêmes dynamiques bruyantes et acharnées avec d’autres “objets” (ou cibles, dans ce cas).

          Pour la Belgique - je parle des Flandres - un collègue d’autisme Central a dit que - différent des Pays-Bas il n’y a pas beaucoup de demande d’ABA en Flandres de la part des parents et qu’ils espèrent que ça continue ainsi - . Pour la pédagogie et l’éducation ils recourent plutôt vers le cognitivisme et la neuropsychologie.

          Mais ça ne veut pas dire qu’ils n’y a pas de - parfois grands problèmes - chez nous. Ce n’est pas si idéal et paradisiaque dans les autres pays, vous avez tort de dessiner un si grand contraste, ça complique les choses.

          • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 17 décembre 2011 17:18, par S. Wojciechowski

            Eh bien ça, c’est la meilleure : invoquer Mottron pour justifier la psychanalyse. Pour information, l’un de ses principaux combats, c’est que l’on cesse de considérer les autistes comme des malades. Les psychanalystes disent exactement le contraire. Pour le reste, Michelle Dawson est une autiste de haut niveau diagnostiquée à l’age adulte : ses problèmes comportementaux sont donc.probablement gérables.

            Il y en a qui le sont moins et pour ceux-là, il est difficile de faire l’économie d’une approche comportementale (pas forcément brutale, d’ailleurs) : même certains psychanalystes le reconnaissent.

          • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 17 décembre 2011 18:59, par jean29

            Les associations américaines se revendiquant de la neurodiversité ne refusent pas les accompagnements, au contraire. Elles critiquent le fait de présenter les autistes comme un « fléau » de la société et ne veulent pas que les recherches se consacrent à trouver des gênes (afin de pratiquer la sélection génétique pendant la grossesse) ou des médicaments qui « guériraient » l’autisme.

            Michelle Dawson ne demande pas l’interdiction de l’ABA. Elle a plaidé pour que ce ne soit pas obligatoire, en critiquant ce qu’elle estimait des dérives ou des maltraitances. Elle a nuancé ses propos.

            Voir article de Minorités :

            Michelle Dawson m’a répondu qu’avant de prendre des positions publiques concernant les interventions ABA pour les autistes, il fallait bien connaître ce domaine. Ce qui implique de lire beaucoup d’articles, de manuels, etc. Également important, il faut connaître les standards de la recherche non-ABA, ce qui là aussi demande de lire beaucoup d’articles etc. Si vous n’êtes pas bien informé, en ce qui concerne aussi la recherche la plus récente (par exemple), vous risquez de répéter les erreurs que d’autres ont commises avant vous et dont les autistes ont fait les frais, m’a-t-elle dit. « Les mauvais comportements des comportementalistes » est un assez vieil article qu’elle a écrit avant de devenir chercheuse (en 2003) et elle a beaucoup lu et beaucoup appris depuis, a-t-elle ajouté. Souvent, cet article est mal interprété en raison de l’apparente difficulté à remarquer que les autistes qui n’ont pas reçu d’intervention précoce basée sur l’ABA (ce qui concerne la majorité des autistes) sont pleinement humains, ont des intérêts, méritent une considération éthique, et ainsi de suite, m’a-t-elle dit.

            Eléments critiques sur le sujet par un autiste belge :
            http://laboitebleue.comuv.com/aba/flashback.htm

            • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 17 décembre 2011 22:48, par mileen janssens

              Je n’avais pas ajouté des liens internet parce que ça fait overdose et ce n’est pas trop génial comme moyen d’argumenter, mais les voilà - accès direct à la position de Dawson et Autisme Rights Mouvement et du groupe Neurodiversité (leur archive) :

              http://en.wikipedia.org/wiki/Autism_rights_movement :

              "Further information : Autism therapies
              Aspies For Freedom claims that the most common therapies for autism are unethical. They argue that ABA therapy and restriction of stimming "and other autistic coping mechanisms" are mentally harmful, that aversion therapy and the use of restraints are physically harmful, and that alternative treatments like chelation are dangerous.[3] Michelle Dawson, a Canadian autism self advocate, testified in court against government funding of ABA therapy."

              Mais c’est vrai que ce groupe est critiqué par d’autres ...

              http://www.neurodiversity.com/library_index.html

              pour l’archive (articles intégrals en pdf) dont voici une petite sélection de titres :

              1965 Screams, slaps & love (feature about the UCLA Neuropsychiatric Institute) A. Grant (photographer) Life, 1965 .pdf - interview avec Lovaaz, avec photos

              1965 Building social behavior in autistic children by use of electric shock O. Ivar Lovaas, Benson Schaeffer, James Q. Simmons Journal of Experimental Research in Personality, 1, 99-105 (1965) .pdf

              1966 Modification of autistic behavior with LSD-25 James Q. Simmons III, J.D., Stanley J. Leiken, M.D., O. Ivar Lovaas, Ph.D., Benson Schaeffer, M.A., and Bernard Perloff American Journal of Psychiatry, May 1966, pp. 1201-1211

              Le suivant renvoie à un article intéressant pour les amauteurs d’alternatives pour ABA + relativisation de ce dernier :
              Guidelines for Early Identification, Screening, and Clinical Management of Children With Autism Spectrum Disorders
              Stanley I. Greenspan, MDa, T. Berry Brazelton, MDb, José Cordero, MD, MPHc, Richard Solomon, MD, MPH, FAAPd, Margaret L. Bauman, MD, FAANPe, Ricki Robinson, MD, MPH, FAAPf, Stuart Shanker, DPhilg, Cecilia Breinbauer, MD, MPHh

              http://pediatrics.aappublications.org/content/121/4/828.full

              • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 18 décembre 2011 21:08, par ginette

                Avez vous vu que le Charlie Hebdo consacre un article "Au Mur" dans sa rubrique "L’Empire des Sciences" d’Antonio Fischetti ....
                Une grande sagesse dans la conclusion ...
                Quelle haine dans certains mails de ce forum !!!...
                N’est-il pas temps de cesser cette stérile guerre de tranchées ???

                • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 09:16, par S. Wojciechowski

                  Vous avez parfaitement le droit de vous détendre en lisant Charlie hebdo (je vous faire un aveu : cela m’arrive aussi, même si je préfère le Canard enchaîné).

                  Mais très franchement, vous n’avez pas des références bibliographiques un peu plus sérieuses pour soutenir votre thèse selon laquelle la psychanalyse apporterait une valeur ajoutée à la prise en charge des autistes (quod non) ?

                  On n’est pas sur une guerre de tranchées stérile : on est là sur un vrai débat entre d’une part des adeptes d’un dogme qui, plutôt que de reconnaître leurs erreurs pour mieux avancer, cherchent à les justifier a posteriori par tous les moyens possibles et imaginables (probablement un cas d’école de dissonance cognitive), et d’autre part des partisans d’une approche moins culpabilisante et surtout beaucoup plus pragmatique.

                  Ce n’est sûrement pas stérile car le fond du problème, c’est bien de savoir à quoi servent les quelques 10 000 euros mensuels que coûte une prise en charge en hôpital de jour financée sur des fonds publics.

                  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 12:13, par Michel Balat

                    Donc Stéphane (j’ai appris votre prénom par l’une des gouttes de la "marée" écrivante) vous connaissez le vrai débat ainsi que le fond(s) du problème. Grand bien vous fasse ! Si faire feu de tout bois, tromper les spectateurs par des manipulations d’images, répéter et répéter jusqu’à la nausée les mêmes "vérités scientifiques" financées par les labos, tenter de déshumaniser l’approche des enfants en les "skinnerisant" (la boite noire) et en appelant à l’éradication des hôpitaux de jour est votre conception du vrai débat, alors nous ne vivons pas dans le même monde, ce dont je suis sûr que vous conviendrez volontiers.

                    Je n’ai pas osé poster les envois d’une certaine Coline (qui vous appelle par votre prénom).

                    Michel Balat

                    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 14:29, par S. Wojciechowski

                      Si je suis manipulé par les labos, alors ils sont de bien piètres manipulateurs : je ne prends jamais de médocs, et mon fils non plus (pas même quand il en a vraiment besoin pour soigner une angine, par exemple : il n’y a tout simplement pas moyen de les lui faire prendre, et je n’exclue même pas que ce soit un signe d’intelligence ;-))).

                      A ce sujet, si vous connaissez une étude comparative sur les doses de ritaline administrées dans les structures de prise en charge des autistes, selon qu’elles soient d’orientation psychanalytique ou comportementaliste, je suis preneur car j’ai comme l’impression (certes très subjective) que les résultats vous surprendraient.

                      Pour le reste, je ne suis pour l’éradication de personne, ni de rien : faire table rase du passé n’est pas vraiment ma tasse de thé. Je suis plutôt pour une réforme en profondeur guidée par plus de pragmatisme et moins d’idéologie, quelle qu’elle soit (vous l’aurez deviné : je suis né après ’68... et alors ?).

                      Je vois déjà ce que vous allez me répondre : « Dire cela, c’est être un horrible réactionnaire »... eh bien soit, si cela peut vous faire plaisir !!!

                      Force est de constater qu’en France (où je n’habite plus, fort heureusement pour mon fils), on a un peu de mal avec ce genre d’évolution, même si je reconnais volontiers que la mainmise des psychanalystes sur la psychiatrie n’y est qu’un aspect du problème de la prise en charge des autistes.

                • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 11:37, par Sébastien

                  A la suite de la lecture de ces publications virulentes, il me semble que la journaliste n’a pas « assumée » le fait que son film a une orientation idéologique. Je suis effaré de la violence du débat. Franchement, le plus angoissant dans tout ce débat, demeure la fragilité de la psychanalyste à se défendre contre les attaques perverses. Derrière ce débat se pose une éthique de vie. Doit-on écouter un journaliste sans se méfier ? Doit-on se protéger de la calomnie en développant une stratégie de communication. La communication devient une manière de convaincre son interlocuteur que l’on a raison sur tout. Or, malheureusement, la psychanalyse n’est pas une science se fonde sur la manipulation psychique, mais son contraire. Ainsi, dans les débats de ce genre, les psychanalystes sont totalement désarmés.
                  Sans doute, il y a des charlatans dans toutes les professions, sans doute, que certains se trompent. J’ai des amis profs qui travaillent dans les CNPP qui utilisent tous les trucs qui peuvent les aider. Ils permettent à des gamins autistes à porter le poids de leur vie. Face à cette grande souffrance, j’ai l’impression que tous les processus de déshumanisation se mettent en branle pour la « congeler » comme dirait Salomon Resnik par des attaques concernant les théories psychanalytiques.
                  En plus, le pire est que l’on ose couvrir de boue des gens comme Pierre Delion qui dépense son énergie à soigner des enfants en souffrance au lieu de faire du golf. Psy pour enfants, ce n’est pas une planque. Lors d’une de ses conférences, j’ai appris qu’il porte dans sa chair même la souffrance des enfants. Sa main porte, par exemple, la marque d’une griffure d’un gamin sur sa main. Dans tout ce débat, j’ai l’impression que l’on parle à Dieu et aux anges pour Lui demander la panacée universelle. On pourrait laisser les gens en paix et pas prendre les familles en otage. C’est ça le plus choquant. Chaque famille a droit de choisir ce qu’elle croit le meilleur pour l’enfant. C’est dur pour tout le monde alors si on ajoute les Spin doctors dans les thérapies pour les gosses pour dénigrer Pierre, Paul ou Jacques... On va faire quoi des reportages pro psychanalyse contre films pro comportementalisme. Laissons-les soigneurs soigner !

                  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 14:48, par S. Wojciechowski

                    En effet, chaque famille devrait avoir le droit de choisir.
                    Le problème, c’est qu’en France, plus de 80% des psychiatres sont de sensibilité psychanalytique.

                    Dans leur écrasante majorité, ils préfèrent culpabiliser les parents plutôt que de faire leur devoir en les informant qu’il existe également d’autres approches que celles qu’ils préconisent (là, je vous parle aussi de mon expérience personnelle).

                    Et même quand ils le font, la France forme tellement peu de spécialistes des TCC que les rares qui existent sont saturés.

                    En outre, il faut savoir que la sécu ne prend en charge que les suivis dans des structures comme les CMPP ou les hôpitaux de jour qui sont généralement tenus par des psychanalystes dont la démarche fondamentale avec les autistes est de "poser leurs fesses et d’attendre qu’il se passe quelque chose" (ce sont les mots du Professeur Danon-Boileau : moi, de peur d’être attaqué en diffamation, je n’aurais même pas osé le dire).

                    Hormis quelques projets expérimentaux de petite envergure, les prises en charges comportementales ne bénéficient pas de ce soutien de la sécu... quand bien même elles ne coûtent pas forcément plus cher : c’est là qu’est le scandale !

                • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 19 décembre 2011 17:05, par mileen janssens

                  En ce qui me concerne, il n’y a pas de haine à la base de mon message avec le lien vers l’archive de Neurodiversity, mais je suis fâchée et pas mal, à cause de l’agenda caché de cet artifice de film.

                  Chaque oiseau chante sa propre chanson et certains d’entre nous le font ici, sinon où faire rencontrer toutes ces dissonances ?... merci, Michel !

                  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 20 décembre 2011 16:25, par françoise pierens alias ginette

                    Je rentre d’un déménagement en Baie de Somme ... L’air iodé a boosté mes neurones !! ... Alors j’ose ...
                    J’ai eu dans ma vie à voir se fermer des cercueils sur des êtres chers et jeunes ... Morts d’une saloperie qu’on appelle "leucémie" ....
                    J’étais mère de 2 jeunes enfants lorsque j’ai eu à accourir au chevet d’un neveu dans un hôpital parisien "de grande réputation" ... Un Chef de Clinique m’a interpellée pour me dire "Vous rendez vous compte de l’importance de votre dossier familial ???" ... Un mec à tuer , c’est sûr !!!
                    OK , y-avait eu un cas déjà dans la famille ...
                    Y avait-il lieu de me faire porter "la culpabilité de mes gènes ??... Jusqu’à mettre en doute ma légitimité à être mère !!! ...
                    Les parents d’enfants malades ou différents méritent bien mieux que la haine et la débauche de querelles des gens qui sont censés les soigner...
                    Comment ne pas être en empathie avec des familles qui viennent en nos cabinets y déverser leur désespoir ??? Et à partir de là , chercher avec eux ce qui pourra leur rendre la vie "plus vivable" et voir leur enfant peu à peu nous rejoindre !!!
                    Et si par moment il faut user de TCC et à d’autres d’une grande écoute bienveillante et parfois les 2 à la fois...
                    Certes , il est des gènes mais de toutes les façons , on ne peut les soigner ... C’est probablement important que des chercheurs cherchent ... Mais en attendant qu’ils trouvent...
                    Fuyons les croyances et les certitudes et les dogmes et la haine qui les accompagne ...

                • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 25 décembre 2011 15:20, par luc

                  LA "neuro psychanalyse" n’a aucun sens en soit, la psychanalyse est du domaine du dogme (dogme freudien) et la neuro biologie est du domaine de la science (éternelle remise en question.

                  Un peu comme si l’on disait "science divine", genre associer la recherche scientifique au texte sacré tels qu’ils soient issus d’un dieu hypothétique.

                  Il n’y a pas chez moi une quelconque guerre de tranché, après tout, je ne suis pas contre que des parents tente de "soigner l’autisme" de leur enfant par des invocations d’anges.
                  La psychanalyse n’a pas d’effet meilleur qu’un placebo, c’est ainsi et peut même se révéler désastreux si aucune autre prise en charge n’est effectué et ce sont les autres prises en charge qui feront évoluer l’enfant, pas la psychanalyse qui est devant un problème.. l’autisme ou sa méthode et sa vision du monde est en total décalage avec la réalité de l’autisme.

                  J’ai un enfant autiste... sa construction psychique se fait tranquillement, il a des angoisses comme tous les enfants et le tout est de bien lui expliquer (comme à tous les enfants) le pourquoi du comment, les réalités des choses du moins ce qu’on en sait.

                  Nous, humains ne savons pas tous de l’univers, de la vie, du pourquoi du comment, certains trouvent refuge dans des croyances religieuse à tord ou à raison, là n’est pas la question, mais le tout est de savoir au mieux ce que nous pouvons savoir et de transmettre ce savoir à nos enfants.

                  La psychanalyse a été théorisé par Freud, mais avec la pratique et autres études, il apparait que la psychanalyse est partie sur des théories transformées en dogme que je qualifierais de foireuses.
                  Et pourtant, quand j’étais très jeune, on m’avait présenté la psychanalyse comme un genre de science avec 300 ans d’avance et je fus même jusqu’à mes 17/18 ans très enthousiaste pour cette pratique.
                  Après... certaines de ces théories ne collaient pas du tout avec la simple observation, et un pote qui était plutôt mal dans sa peau était parti pour une psychanalyse de 20 ans, je n’ai pas eu beaucoup de nouvelles de lui depuis, mais les dernières que j’ai eu m’ont montré qu’il n’avait pas "progressé" et moi qui ait eu une jeunesse très chaotique, ben ... avec une philosophie de vie, une remise en question, ben... je suis bien plus zen maintenant ^^

                  la neuro psychanalyse, qu’est ce ? une analyse des neurones ? Il y a des fois ou la prudence s’impose, aussi si je dis que cette guerre nous fait chier, moi personnellement, je me suis toujours mis en retrait dans cette "guerre" mais j’ai évité des personnes comme fondamentalement dangereuses pour notre enfant ainsi que des instituts qui en plus d’être extrêmement couteuses à la société aurait tout simplement sacrifié l’avenir de notre enfants.

                  C’est réellement du domaine de la remise en question que le bas blesse dans la psychanalyse
                  La psychanalyse s’évertue coute que coute à "coller" les nouvelles découvertes avec leur dogme.
                  Avec un autiste, on peut y arriver, j’ai la preuve chez moi et même maintenant, son "autisme" passe totalement inaperçu dans une soirée. Il est en CM1 sans aucune année de retard alors que l’on nous avait plutôt préconisé... l’hôpital de jour (610€/jour) et même si l’AVS est encore plus qu’utile, les jours ou il n’a pas d’AVS, il ne s’en sort pas si mal maintenant.

                  Maintenant, oui, il sait qu’il doit faire plus d’effort que les autres, savoir contrôler ses pulsions, savoir s’auto raisonner, réfléchir à une question qu’il va poser, connait il déjà la réponse ?
                  Savoir tenir une discussion, savoir être pertinent dans la réflexion.

                  Bref, il a encore beaucoup de chose à apprendre.

                  Concernant son cerveau, il avait une atrophie du lobe temporal droit à un an, une atrophie qui a tout simplement disparue.
                  Pourquoi ? Comment ?
                  Peut être la stimulation qu’on lui a fait... je n’en sais rien, ce n’est qu’une hypothèse mais la neuro science et biologie n’en n’est qu’à ses début et la compréhension du fonctionnement du cerveau humain, nous n’en sommes qu’à l’age de pierre et même si les découvertes récentes sont fantastiques, avant d’inventer la neuro psychanalyse, laissons le temps au temps, celui des découvertes dans le domaine.

  • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 22 décembre 2011 17:07, par Michel Balat

    Je viens de recevoir un message de Pere Castor, renvoyant à de longs textes de Sophie Robert qui, cette fois-ci, non contente de choisir les extraits (écrits) des prises de vues pour sa démonstration, — ce dont elle a donné l’exemple éthico-filmique que l’on sait, — transcrit le paroles prononcées sans remettre les phrases en place, — ce qui pourrait passer pour un respect absolu, mais qui fait passer l’orateur pour indécis ou inculte. (Si un lecteur a des doutes, qu’il en fasse l’expérience par lui-même !)

    J’ai décidé de ne pas fournir le message aux lecteurs : ile peuvent le demander à Pere Castor dont le mail figure dans ses contributions à ce forum. Il est hors de question de fournir ici une tribune à Sophie Robert : elle a suffisamment de tambours qui s’activent pour elle.

    Michel Balat

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 22 décembre 2011 19:20, par jean29

      C’est un peu dommage, parce qu’il me semble qu’en entrant dans le détail, le débat peut se préciser.

      Actuellement, grâce à l’action intentée par 3 psychanalystes de l’école freudienne (euh ... c’est comme çà que çà s’appelle ?), le film de Sophie Robert a percé "le mur" des média. Cela lui a permis de développer une force de frappe sur Internet.

      Mais la réalité institutionnelle est plus lente à réagir : les personnes concernées ont affaire aux hôpitaux de jour, aux CMPP etc... Et les institutions disent qu’elles n’ont pas les moyens de mettre en œuvre de nouvelles méthodes.

      "Vous" réagissez en parlant de caricature ou de piège. Je pense qu’il s’agit d’une stratégie collective de défense, telle qu’elle est expliquée par Christophe Dejours. C’est en effet dur d’accepter le changement (c’est en tout cas le point de vue des autistes ...).

      Cependant, quand je lis les propos "supposés" sur Bettelheim de Pierre Delion rapportés par Sophie Robert dans sa "réponse" et ceux de Jacques Hochmann rapportés par Philippe Chavaroche, je ne vois pas de différence. Moi, çà ne me dérange pas de lire que Bettelheim a apporté à des professionnels une ouverture d’esprit. J’ai lu ce que Stanislas Tomkiewicz avait observé et vécu dans les hôpitaux psychiatriques. Tant mieux si B. Bettelheim a apporté du progrès dans la conception des soins. Mais Känner a dit qu’il s’était trompé sur le rôle des parents. Bettelheim n’en a pas eu l’occasion ou le désir.

    • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 22 décembre 2011 21:03, par Père Castor

      Il est vrai que les psychanalystes ont déjà beaucoup fait pour aider a faire connaitre le travail de Sophie Robert et le soutien dont elle beneficie de la part des familles d’autistes. Point trop n’en faut.

      Au cas ou certains seraient intéressés voici donc mon mail : perecastor31@gmail.com

      • "Le mur" : un honteux montage. Témoignages. 22 décembre 2011 23:12, par S. Wojciechowski

        En effet père Castor !

        Allez, je vais être grand prince en m’engageant (promis juré) à envoyer une boîte de chocolats à Jacques-Alain Miller si les trois requérants contre Sophie Robert sont déboutés !


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