Elne, le 21 octobre 2016

Marc Ledoux commente les textes de Freud sur le masochisme.

Transcription : Laurence Fanjoux-Cohen

vendredi 6 janvier 2017, publié par Michel Balat


Elne, le 21 octobre 2016

Marc Ledoux commente les textes de Freud sur le masochisme.

Transcription : Laurence Fanjoux-Cohen

Public : Marc, fais-nous le masochisme sans lire ce que tu as préparé !
Marc : oooh, …., non. Non, non, non. On continue sur la pulsion et on est à la fin de sa trilogie sur les pulsions, et on va introduire la pulsion de mort. Le problème économique du masochisme, je vous avais promis ça et c’est terriblement difficile. Demain, on parlera du vecteur sexuel que Szondi a travaillé avec le masochisme et que Freud a touché sans approfondir le lien entre le sexuel et le masochisme originaire et le paroxysme… donc la criminalité. Freud en a touché un mot et je vais essayer d’y revenir.
On commence.

Je vais le faire en trois parties :
- d’abord la scène masochiste qui s’inscrit dans la psychiatrie classique, dans le langage courant en allemand et dans la littérature et qui s’élargit dans le fantasme masochiste
- ensuite la morphologie masochiste, la mise en forme du masochisme érogène, du masochisme moral et du masochisme féminin
- et enfin les enjeux du masochisme et c’est là où Freud arrive avec toute cette dialectique de la pulsion de mort et l’intrication pulsionnelle

La scène masochiste :
Elle se constitue dans un dialogue avec Kraft-Ebing qui a écrit la psychopathie sexualiste où il impose, contre le terme courant algolachnie (la volupté dans la souffrance), la référence à un nom d’auteur, Leopold von Sacher-Masoch. Ainsi, ce Leopold Masoch voit son nom affecté d’un isme dans le chapitre 9 du manuel de psychopathie sexualiste : masochisme.
L’élève de Kraft-Ebing, Mole, remarque que le masochisme a existé de tout temps et retrouve la première description littéraire dans un souvenir d’enfance de Jean Jacques Rousseau que vous retrouvez dans son livre Confessions . Rousseau dit qu’il se souvient qu’à 3-4 ans, il trouvait un certain plaisir à recevoir des fessées de sa gouvernante. Et si vous trouvez ça trop lourd le masochisme, vous pouvez toujours vous reposer en lisant les Confessions de Jean Jacques Rousseau. C’est souvent repris quand on étudie le masochisme. Ce passage a été redécouvert par les psychiatres allemands, comme Mobius qui inscrit le masochisme dans le langage courant. « Il est maso celui-là pour supporter ça ! ». On le dit en français ! ou alors une façon d’être comme trouver son bien être dans la souffrance. Et c’est intéressant de voir à travers la lecture que Freud fait de Mobius, comment il va transformer la description que fait Kraft-Ebing. (Vous retrouvez d’ailleurs pleins de petits passages de son manuel dans plein de traductions de poche…)

(...)

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